Dans cet article : pourquoi j’ai attendu plus d’un an avant de lancer Unblur, les vrais chiffres de mai et juin, ce que ça a changé à côté, et ce qui arrive cet été.
Le dernier bilan s’arrêtait en avril.
Quatre mois, un chiffre d’affaires qui commençait à prendre forme, et une question en suspens : est-ce que je construis vraiment deux choses en même temps, ou est-ce que je me disperse ?
Je pensais avoir jusqu’à l’été pour y répondre tranquillement.
Mai et juin en ont décidé autrement.
Parce qu’entre-temps, il a fallu sortir du silence.
Un projet qu’on porte seule, ça devient confortable.
Personne ne le juge, personne ne peut dire que ça ne marche pas, tant que ça reste dans ta tête.
Le lancer, c’était accepter que ça puisse ne pas prendre.
Devant tout le monde.
Mai, j’ai ouvert les portes et pour de vrai cette fois.
Deux mois plus tard, j’ai la réponse à la question du dernier bilan.
Et elle est plus nette, et plus chère, que je ne l’imaginais.
(Je précise que j’écris ces lignes en pleine canicule, donc si la fin de l’article part un peu en vrille, c’est la faute au thermomètre, pas à moi.)
La communauté Unblur est lancée
Un an de silence
Il faut que je clarifie un truc, parce que je réalise que ça n’était pas clair pour tout le monde. L’idée d’Unblur, ça fait plus d’un an que je l’ai en tête.
Mais je n’avais pas le nom, et je n’en parlais pas.
C’est resté silencieux pendant longtemps.
Ce qui a changé, c’est que j’ai fini par trouver le nom, et que j’ai commencé petit, avec l’événement de mars. Les gens qui ont découvert Unblur à ce moment-là pensaient sans doute que c’était surtout ça : une marque toute neuve, un événement ponctuel, une signature sur mes contenus.
Ce qu’ils ne voyaient pas, c’est tout le temps passé avant, à tourner autour du sujet sans le lancer.
Est-ce que je continue avec le marché WordPress, ou pas.
Est-ce que ça va leur plaire.
J’ai tergiversé des mois sur ces questions-là, alors que j’aurais dû lancer bien avant.
Le format que j’avais en tête depuis le début, c’était Circle.
Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un outil qui permet d’héberger une communauté en ligne complète : un espace de discussion, des lives, des cours, des ressources, tout au même endroit. Pas un groupe Facebook où les posts se perdent, pas un Discord qu’on ouvre une fois et qu’on referme.
Une vraie maison, avec ma mémoire.
Ça change tout de savoir ça, je pense, pour comprendre pourquoi le lancement de mai n’était pas un coup de tête.
C’était l’aboutissement de quelque chose que je préparais depuis longtemps, testé enfin en vrai.
Mai : zéro euro, et une vraie question
Je n’ai presque pas communiqué sur Unblur en dehors d’un cercle fermé.
Des clients qui me suivent depuis des années, des acheteurs de la masterclass, des gens venus à l’Agency Day, des abonnés newsletter.
Je ne savais pas si ça allait prendre, alors j’ai testé petit avant de tester grand.
À ceux qui avaient déjà acheté quelque chose chez moi, j’ai proposé un mois d’essai gratuit = pas de démarchage pendant ce mois, pas une seule vente. Juste regarder si les gens qui me connaissaient déjà avaient envie de rester dans une communauté en ligne animée par moi.
Mai, sur les chiffres, c’est un mois à zéro euro côté Unblur.
Ça peut ressembler à un mois perdu. C’était en réalité le mois le plus incertain de tous.
Sur 150 mails envoyés à ce cercle fermé, 60 personnes se sont inscrites à l’essai gratuit. 40%.
Un beau score, je crois que je tiens un truc.
Sauf qu’un beau score sur du gratuit, ça ne dit rien sur la suite.
Restait la vraie question : est-ce qu’ils allaient payer.
Juin : la réponse
Juin a répondu à la question.
Premières ventes vers le 10 juin, objectif de 20 places payantes au tarif de 590€ atteint en moins de trois semaines.
Ce qui m’a frappée, ce n’est pas seulement que ça a marché.
C’est de voir que ça parlait à des profils différents, petites agences, agences plus installées, freelances.
Et en même temps, un doute qui n’a jamais complètement disparu : est-ce que c’est vraiment bien, ce que je construis, ou est-ce que ça marche juste un peu.
Une certitude, elle, s’est installée sans discussion possible : j’adore accompagner cette communauté.
Réfléchir à ce qui va leur plaire demain, ajouter une masterclass sur les tarifs, animer un atelier avec Nandor et un autre en solo, découvrir que certains ne jurent que par le synchrone et d’autres par le contenu à consommer seul.
Réussir à nourrir les deux, c’est une des choses les plus satisfaisantes de ces deux mois.
« Ce nouveau chapitre pro te va vachement bien 👏🏻 »
Ce que les gens en disent, ça vaut plus que ce que je peux en dire moi-même.
Il y a aussi un format que j’ai commencé en juin et que je kiffe de ouf : les vidéos où j’analyse une page de vente, en vrai, ligne par ligne.
Ça me permet de dénicher des pépites, des pages qui font tout bien sans que leur auteur s’en rende vraiment compte, et de les montrer à la communauté comme des exemples concrets à imiter.
La première, sur la page de WP Kraken, m’a donné envie d’en refaire tout l’été.
Les événements qui bougent
Il y a aussi une décision que j’ai prise cette fois, côté événements.
Je ne relance pas l’organisation d’un Unblur Day la veille du WordCamp Rennes cette année. J’y participe, ça oui, mais je ne porte pas l’organisation d’un événement en plus, en parallèle.
En échange, une idée prend forme : un événement plus gros, à Lyon, autour du business et de la tech.
Pas encore lancé, juste en réflexion.
J’ai testé l’idée avec un sondage sur LinkedIn

Ce que ça me dit, c’est que la version qui vous parle le plus, ce n’est pas un événement business classique. C’est un événement qui mélange vraiment la tech, l’IA et le business. Ça confirme une intuition, et ça me donne un vrai point de départ pour la suite.
Et maintenant, juillet
Juillet, c’est la sortie de la masterclass « Vends ton savoir-faire, pas ton temps passé » et l’atelier « Boost ton offre de rentrée » en direct.
Le tarif passe à 790€, avec un nouvel objectif : 30 membres avant la fin de ce palier.
Émilie Lebrun en solo
Le revers de la médaille est dans les mêmes chiffres.
Mai à 103% de l’objectif, 4 030€.
Juin, le mois où j’ai mis toute mon énergie dans Unblur, 1 320€.
31% de l’objectif.
Ce n’est pas un accident.
C’est le prix du choix que j’ai fait ce mois-là.
Ce qui est intéressant par contre, c’est que pendant que je regardais ailleurs, une demande a continué à arriver toute seule.
Une demande qui a créé un nouveau format
Plusieurs personnes m’ont demandé la même chose sous des formulations différentes, un regard sur leur page, un avis sur leur positionnement, sans vouloir forcément un accompagnement complet.
La Consult’ existait déjà, en synchrone, un call pour trancher ensemble.
Mais ce qu’on me demandait cette fois, c’était plus léger, plus rapide, sans rendez-vous à caler. J’ai lancé La Revue pour ça, en asynchrone : je regarde, j’envoie mon retour, pas de call.
Le Mentorat, lui, les gens en voient déjà la valeur sans que j’aie besoin de l’expliquer. Ce qui me manque, c’est de resserrer les thématiques plutôt que de rester générique.
Une idée que je teste cet été : accompagner spécifiquement sur « profite de ton été pour lancer ton offre de rentrée ».
Le mot de la fin
Je ne construis pas deux entreprises.
Je construis un système et une alliée, où l’un dépend beaucoup de mon temps et l’autre un peu moins.
Reste à trouver le bon réglage entre les deux.
Savoir quand je donne suffisamment, et quand j’en donne trop d’un coup.
Ce sont exactement les questions que je vais me poser les prochains mois.
Et honnêtement, je n’ai pas la réponse.
Je sais que je suis contente.
Je sais que ça me va comme un gant.
Ce que je ne sais pas, c’est si ça va continuer à marcher.
Concrètement, ça veut dire que je regarde les chiffres du mois avec un peu d’appréhension à chaque fois.
Que je ne sais pas encore si juin était un coup de chance ou un vrai rythme de croisière. Chez Whodunit, après seize ans, je connaissais mon activité par cœur, je savais lire les signaux avant qu’ils arrivent.
Là, je découvre en même temps que ça se passe.
Vivre avec autant d’incertitude, ce n’est pas confortable.
Mais c’est là où j’en suis, et c’est moi qui ai choisi d’y être.




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