Suivi de trésorerie : mes 5 techniques pour réduire son stress

L’argent est le nerf de la guerre !
On peut avoir un carnet de commandes rempli, mais si on n’a pas l’argent sur le compte en banque, on ressent vite de la panique. 😱

Le suivi de notre trésorerie est donc la principale source de stress pour de nombreux dirigeants, et moi la première pendant des années.

Pendant toute notre vie d’entrepreneur, nous allons devoir vivre avec le suivi de cette trésorerie : autant apprendre à mieux vivre le stress qui l’accompagne !

Je te partage donc aujourd’hui les 5 techniques que j’ai mises en place pour être plus sereine et surmonter mon stress, histoire de réussir à bien dormir …

1 – Ne jamais faire l’autruche

Pour faire baisser la pression, garde le contrôle !

Le stress s’accompagne souvent d’un sentiment d’impuissance.
Alors plus tu vas suivre et comprendre ta trésorerie, avec ses bons et ses mauvais cotés, plus tu seras prêt à prendre les décisions.

Le facteur « temps » est parfois décisif donc évitons de nous occuper de la tréso dans la précipitation, et de passer à côté de points essentiels.

Affronter la réalité en face est indispensable pour prendre nos décisions, faciles ou non alors ne fais jamais l’autruche !

2 – Disposer d’outils efficaces

Je t’avoue que je dors mieux depuis que j’ai arrêté d’utiliser Excel.
Les tableurs sont de très bonnes solutions, flexibles, peu coûteuses voire gratuites.

Mais ils sont également limités.

Non seulement c’est chronophage (il faut importer tous les chiffres d’entrées et de sorties), mais surtout ça peut générer des erreurs que l’on ne remarque qu’après (voire pas du tout !).

On duplique des erreurs, on se trompe dans les formules…
Que de temps passé pour monter en compétence, et réussir à avoir des tableaux clairs et lisibles … Au lieu d’analyser et comprendre la situation financière.

Après vous allez me dire que c’est toujours mieux que de le faire à la main.

Il existe des outils en ligne, le premier que j’ai utilisé, Buxfer, coûte 59€ par an.
Le premier avantage de ces logiciels de trésorerie proposés sur le marché, c’est qu’ils se connectent directement aux comptes bancaires.

Fini les erreurs de copier/coller 🙂

On peut aussi se baser sur ces entrées et sorties pour simuler les prochains mois, se projeter à court et à moyens termes en quelques minutes seulement.

Imaginer le temps de gagner et les erreurs évitées pour 60 euros 🙂

3- Envisager le pire

Imaginer le pire ? Personne n’aime ça !
Ou alors uniquement devant les films d’horreur !

Des études montrent pourtant que c’est une solution pour moins stresser, voir connaître le succès.

J’ai deux techniques :
– En parler (avec moi-même le plus souvent pour éviter de stresser tout le monde)
– L’écrire, par exemple avant d’aller me coucher pour “libérer mon esprit”

En tant que dirigeant, nous devons toujours rester optimistes et non de s’attendre au pire.
Pourtant, je vous assure que de penser au pire nous aide déjà à dédramatiser.
C’est plus facile d’identifier les problèmes et les solutions pour éviter que les ennuis arrivent… Bien avant qu’ils n’arrivent !

Pour aller plus loin sur ce sujet, je te conseille cette formation en ligne Anticipating Your Next Battle, in Business and Beyond par Jeremy Ghez.

4 – Avoir des plans d’attaque

Je me répète : pour moins stresser, il faut avoir le sentiment de contrôler.
Avoir un plan d’action est très efficace !

Avant de le commencer, il faut prendre le temps d’analyser ta trésorerie et identifier les problèmes potentiels. Commence par faire un bilan sur tes charges fixes et variables, lesquelles sont indispensables; reportables dans le temps …

On ne touche pas aux salaires bien sûr mais on peut demander des délais de paiement auprès de fournisseurs, des reports de paiements, des échéanciers notamment pour l’Urssaf et les impôts …

On peut aussi demander des aides pour disposer de prêt bancaire, ou de prêt d’honneur.

Pour encaisser plus rapidement, j’utilise aussi l’affacturage avec ma banque, ce qui est assez efficace pour mobiliser rapidement des factures qui mettent du temps à être payées.
Quand on travaille avec des grands comptes, c’est souvent le cas !

Au début, je t’avoue que je ne prenais pas le temps de m’intéresser à toutes ces solutions.
Pourtant il en existe plein : de la plus simple (découvert) à des aides plus complètes comme avec la BPI.

En fonction des situations, j’ai désormais ces différents leviers en tête qui me permettent de me rassurer et d’être moins stressée.

5- Ne reste pas seul

Face aux angoisses, avoir un associé, ça aide ! On se soutient, on se sert les coudes.
Mais parfois, comme dans mon cas, cela ne suffit pas.
Il partage vos obligations et responsabilités : il est donc aussi parfois autant, voir plus, stressé que vous 🙂

Pour m’aider, je m’appuie sur mon équipe. Avec l’intelligence collective, j’identifie plus facilement les soucis, et les solutions.
Ils ont des idées que je n’ai pas.
Le fait de leur en parler me soulage et m’aide moi aussi à y voir plus clair.

J’ai mis en place deux niveaux d’échanges :
– Avec ma team strat (composé de mon associé et de mes responsables de pôle) sur les chiffres et les difficultés court terme.
– Avec toute mon équipe, pour diffuser les objectifs trimestriels

J’implique ainsi tous les salariés dans la situation de l’entreprise et ça me permet de me sentir moi aussi dans une équipe, épaulée, et plus seule face à ce stress.

Vous pouvez aussi faire appel à d’autres personnes pour parler, à d’autres chefs d’entreprise, des professionnels, votre expert-comptable …
Rejoins des associations, des groupes sur Linkedin et participe aussi à des événements de networking.

Partager ses difficultés avec d’autres entrepreneurs nous aide à trouver des solutions et à prendre du recul.

J’espère que ces 5 conseils te sont utiles.
Si tu as des questions, utilise les commentaires, je serais ravie de te répondre !

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